Comment continuer à avancer lorsque la maladie bouleverse le quotidien ? Comment retrouver des projets, du mouvement et une forme de liberté après un cancer ? Dans ce nouvel épisode du podcast « Au cœur de la santé » de Bastide Médical, Laurence Podzaski raconte son parcours face au cancer du sein et la manière dont une passion inattendue, la voile, est devenue pour elle un véritable moteur.
Collaboratrice de Bastide Médical, Laurence a traversé deux cancers du sein. Dans cet échange très personnel, elle revient sur l’annonce de la maladie, la place de sa famille, les traitements, mais aussi sur cette « rage de vivre » qui l’a poussée à continuer à bouger, à se fixer des objectifs et à découvrir de nouveaux horizons.
Un témoignage dans lequel les mots de la mer résonnent particulièrement avec ceux de la maladie : tempête, déferlantes, traversée, adaptation et retour au calme.
🎧 Découvrez ce nouvel épisode d’« Au cœur de la santé »
Laurence partage son expérience du cancer, son rapport au mouvement et cette passion pour la voile qui lui a permis de retrouver des défis et des moments de liberté.
- L’annonce du cancer : « Je ne veux pas mourir vivante »
- Faire de la maladie un combat partagé en famille
- De la maladie à la voile : affronter la tempête
- Retrouver le mouvement et se fixer de nouveaux défis
- Une place essentielle pour les proches aidants
- Le message de Laurence : continuer à avancer
- Écouter ce nouvel épisode d’« Au cœur de la santé »
- Questions fréquentes
L’annonce du cancer : « Je ne veux pas mourir vivante »
Laurence connaissait déjà l’importance du suivi médical. Plusieurs femmes de sa famille avaient été confrontées au cancer du sein et elle était elle-même surveillée avant ses 40 ans.
Pourtant, lorsqu’elle apprend qu’elle est à son tour malade, rien ne peut réellement la préparer à l’annonce.
« Je ne veux pas mourir vivante. »
Cette phrase accompagne Laurence tout au long de son parcours. Elle résume cette volonté de ne pas laisser la maladie occuper toute la place et de continuer, malgré les traitements et les périodes difficiles, à se projeter dans la vie.
Dans l’épisode, elle raconte également les circonstances particulières qui l’ont amenée à consulter de nouveau après avoir ressenti une douleur alors qu’elle avait récemment passé des examens. Son expérience l’amène aujourd’hui à rappeler l’importance de ne pas ignorer un changement ou un doute et d’en parler à un professionnel de santé.
Cet épisode partage un vécu individuel. Il ne remplace pas les recommandations de suivi et de dépistage données par un médecin ou par les autorités de santé.
Faire de la maladie un combat partagé en famille
Laurence ne raconte pas seulement son propre parcours. Elle insiste aussi sur celui de son mari et de ses enfants, directement confrontés à la maladie et à la peur qu’elle pouvait susciter.
Sa fille n’avait que quatre ans lorsque le premier cancer a été découvert. Pour l’aider à comprendre les différentes étapes du traitement, Laurence imagine notamment une fleur dont sa fille colorie progressivement les pétales au fil des séances de chimiothérapie.
Même la perte des cheveux devient, autant que possible, l’occasion de dédramatiser. Laurence se souvient de moments d’humour partagés avec son mari et sa fille alors que les effets du traitement devenaient très concrets.
Cette manière d’affronter la maladie ensemble ne signifie pas que les moments difficiles disparaissent. Elle permet surtout à chacun de trouver une place dans une situation que personne n’avait choisie.
« À chaque moment difficile, on en a fait une force. »
De la maladie à la voile : affronter la tempête
La voile ne faisait pourtant pas partie de la vie de Laurence. Née à Strasbourg et vivant dans le centre de la France, elle ne se destinait pas particulièrement à devenir navigatrice.
Tout commence lorsqu’elle accepte de partir quelques jours sur le bateau d’amis. Après une première journée sous une météo agréable, les conditions deviennent beaucoup plus difficiles.
C’est précisément à ce moment-là que quelque chose se produit.
« J’avais l’impression, face aux éléments, de les combattre, comme j’ai pu combattre mon cancer. »
Laurence découvre dans la navigation des sensations qui font écho à ce qu’elle vient de traverser : affronter une difficulté, s’adapter lorsque les conditions changent, accepter les moments de calme et continuer à avancer lorsqu’une nouvelle perturbation arrive.
La passion s’installe. Laurence suit des stages, navigue notamment dans le golfe de Gascogne et en Bretagne, puis acquiert avec sa famille son propre bateau, basé à La Rochelle.
À bord, elle s’occupe volontiers de la cartographie, de la navigation et du plan de route. Une manière de retrouver à la fois de la liberté, des responsabilités et le plaisir de construire un nouvel itinéraire.
Retrouver le mouvement et se fixer de nouveaux défis
Dans son témoignage, Laurence revient à plusieurs reprises sur une idée : continuer à bouger.
Après les traitements, son corps a changé. Elle évoque les cicatrices, les douleurs et les difficultés rencontrées pour retrouver progressivement certaines capacités physiques.
La marche et l’activité physique occupent alors une place importante dans son parcours personnel. Son équipe médicale l’avait elle-même encouragée à maintenir une activité adaptée.
« La vie, c’est le mouvement, c’est bouger, c’est ne pas être statique. »
La voile devient l’un de ces moteurs, mais pas le seul. Laurence continue aujourd’hui à se fixer de nouveaux défis. Elle évoque notamment un trek de 100 kilomètres en quatre jours, réalisé dans le cadre d’un projet destiné à soutenir une jeune sportive pratiquant le tennis fauteuil.
Ce qui importe dans son témoignage n’est pas la performance sportive en elle-même, mais la possibilité de continuer à construire des projets.
L’activité physique pendant ou après un cancer doit néanmoins être adaptée à la situation de chacun. Toute reprise ou modification importante de son activité doit être discutée avec les professionnels de santé qui suivent le patient.
Une place essentielle pour les proches aidants
Comme dans le premier épisode d’« Au cœur de la santé », la question des aidants apparaît naturellement dans le récit de Laurence.
Son mari et ses enfants ont été présents tout au long de la maladie. Une présence qu’elle décrit comme une force considérable, tout en rappelant que les proches traversent eux aussi leurs propres inquiétudes.
« Heureusement qu’ils étaient là, parce qu’ils apportent une force incommensurable. Mais eux aussi sont dans la souffrance. »
La peur de ne pas en faire assez, de ne pas être présent au bon moment ou de voir la personne que l’on aime souffrir peut également peser sur l’entourage.
Laurence rappelle ainsi que prendre soin de la personne malade implique aussi de rester attentif à ceux qui l’accompagnent.
Le message de Laurence : continuer à avancer
Avec le recul, Laurence parle aujourd’hui librement de son expérience. Cela n’a pourtant pas toujours été le cas.
Au début, elle explique qu’elle n’osait pas évoquer son cancer. Avec le temps, elle a pu davantage partager son histoire, notamment avec certains patients rencontrés dans le cadre de son activité professionnelle.
Son message n’est pas celui d’un parcours sans difficultés. Il repose plutôt sur l’idée qu’il reste possible de conserver des projets, de chercher ce qui fait du bien et de continuer à avancer à son rythme.
Elle insiste également, à partir de sa propre histoire familiale, sur l’importance de respecter les rendez-vous et contrôles médicaux recommandés et de ne pas hésiter à consulter lorsqu’un doute apparaît.
« Surtout, ne pas perdre espoir. »
Son histoire rappelle surtout qu’après la maladie, il peut exister de nouveaux horizons que l’on n’avait jamais envisagés auparavant.
Pour Laurence, l’un de ces horizons se trouve aujourd’hui au large.
Écouter ce nouvel épisode d’« Au cœur de la santé »
Dans cet épisode, Laurence Podzaski raconte avec ses propres mots ce que la maladie a changé dans sa vie, mais également tout ce qu’elle a continué à construire après les traitements.
Un témoignage autour du cancer du sein, de la famille, du mouvement, de la voile et de cette capacité à s’adapter lorsque le vent change de direction.
🎧 Retrouvez « Au cœur de la santé » sur votre plateforme de podcast préférée.
Questions fréquentes
Qui témoigne dans ce nouvel épisode d’« Au cœur de la santé » ?
Laurence Podzaski, collaboratrice de Bastide Médical, partage son expérience personnelle après avoir traversé deux cancers du sein.
Pourquoi Laurence parle-t-elle autant de voile ?
Laurence découvre la voile après la maladie et établit progressivement un parallèle entre la navigation et son parcours : affronter des conditions difficiles, s’adapter aux événements, traverser des périodes de calme ou de tempête et continuer à avancer vers une destination.
Quelle place sa famille a-t-elle occupée pendant la maladie ?
Son mari et ses enfants ont été très présents. Laurence raconte comment toute la famille a essayé de traverser ensemble les différentes étapes du traitement, notamment en utilisant parfois l’humour pour dédramatiser certains moments difficiles.
L’activité physique a-t-elle joué un rôle dans son parcours ?
Oui. Laurence raconte avoir été encouragée par son équipe médicale à rester active et explique que la marche, la voile et les nouveaux défis physiques l’ont aidée personnellement à retrouver du mouvement. Chaque situation étant différente, l’activité physique doit être adaptée avec les professionnels de santé qui suivent le patient.
Où écouter cet épisode ?
« Au cœur de la santé » est disponible sur les plateformes de podcast. Accéder au podcast et choisir sa plateforme d’écoute.
Après la tempête, continuer à tracer sa route
À travers ce nouvel épisode du podcast cancer du sein « Au cœur de la santé », Laurence livre un témoignage profondément personnel sur la maladie et sur ce qui l’a aidée à continuer à se projeter.
Son parcours n’est pas présenté comme un modèle à reproduire. Il montre plutôt comment une personne peut trouver, dans ses proches, le mouvement, une passion ou de nouveaux projets, des ressources pour continuer à avancer.
Pour Laurence, la voile est devenue bien davantage qu’un loisir : un espace de liberté, d’adaptation et de découverte qui continue aujourd’hui d’accompagner sa vie.